BIENVENUE

à L'Abbaye de SAINT-ARNOULT

(Membre de la Charte Européenne des sites cisterciens)

 L'ASSOCIATION ADAMA, qui gère les manifestations

vous attend.

(Association des amis de Saint-Arnoult - Monastère des Arts)

 

 

VISITES GUIDEES DE L'ABBAYE ET DES JARDINS

A PARTIR DU 1er MARS LES SAMEDIS ET DIMANCHES

SUR RENDEZ-VOUS

au 03 44 89 24 95 ou 06 11 33 56 54

 

La programmation des manifestations 2012

est en place.

Consulter régulièrement le site, il va

évoluer au long des prochaines semaines.

 

L'association ADAMA et ses propriétaires vous attendent

et vous feront partager passion.

 

 

l'abbaye de SAINT-ARNOULT

 

Il n'est nécessaire de vous le rappeler mais faites-le, venez aux « Vendredis de Saint-Arnoult » avec vos amis, vos connaissances, faites-nous connaître des passionnés par leur violon d’Ingres….

et n’oubliez pas votre panier de victuailles.

 

 

 

 

 

 

Anne LE BLEIS et Philippe THEBAUT

 

passionnés de danses gaéliques ont animé, cette année encore,  la soirée.

 

Il faut, très sincèrement, les remercier pour leur investissement personnel et reconnaître qu'ils ont fait encore mieux que l'année dernière.

Philippe et Anne  ont décoré la salle et ont su, avec leur bonne humeur, enthousiasmer tous les participants.

 

Ellipse: VENDREDI 23 MARS – 19h
SOIREE IRLANDAISE
 

 

" Les amis de saint-Arnoult"

présents n'ont pas regretté leur soirée. Tout était là pour recréer l'ambiance des pubs irlandais.

Le bois a flambé dans la grande cheminée,

les amateurs ont joué aux les fléchettes,

 les victuailles ont été partagées dans la joie et

la musique nous a entrainé dans nos premiers pas de danse irlandaise, c'est pas si simple....

EXCELLENTE SOIREE!

et

à l'année prochaine à ceux qui ont raté cette super soirée.

 

Organigramme : Bande perforée: VENDREDI 27 AVRIL - 19h
"Marie CASSATT "

Marianne CARON

Marianne CARON, récemment promue au titre de "Guide touristique" des monuments historiques, (Bravo Marianne....) est aussi une comédienne, une passionnée de Marie CASSATT, célèbre peintre américaine venue finir sa vie dans le beauvaisis.

Marianne a pris sa plume et a mis son don naturel pour l'écriture pour, a travers des pièces de théâtre qu'elle a écrites nous faire mieux connaître cette femme peintre.

 

La soirée s'est terminée, autour de la table

et nous avons pu profiter

d'un récital de:

 

Thomas ROBLES et Didier BRICNET

 

qui nous ont chanté BRASSENS

 

 

 

 

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DANS LE CADRE DU 6ème FESTIVAL

"GUITARES EN PICARDIE"

LE CONSEIL GENERAL DE PICARDIE ET ADAMA PRESENTENT

SAMEDI 26 MAI 2012 à 17h

"LE DUO ROMANTIKA"

Josipa LONCAR, soprano, est née à Zagreb, où elle commence études musicales et sort diplômée de l’ Ecole Supérieure de musique Zagreb, de Ecole d’art de  Zagreb. Elle obtient aussi le « Bachelor degree » de l’université de Zagreb et la « Post graduate » diplôme de chant de l’université de Zagreb.

 

En 2004, elle obtient le 1er PRIX du Concours REGIONAL de chant lyrique de Zagreb et récidive en 2007 dans la catégorie professionnelle.

La même année, elle est 1er PRIX du Concours NATIONAL de chant lyrique à Dubrovnik (Croatie).

En 2012, elle remporte le 1er Prix du Concours International de Chant Lyrique « Les Clés d’Or » (Ville du Raincy).

 

Elle se produit avec   l’Orchestre Philharmonique de ZAGREB, à l’Opéra de Zagreb, au Théâtre de la Comédie de Zagreb. .

 

Nombreux concerts aussi à l’étranger, lui permettent d’étendre son répertoire et son expérience, en France, Slovénie, Autriche, Serbie…

 

Avec le guitariste français, Frédéric BERNARD, ils créent le duo ROMANTIKA, en 2011 et constitue un répertoire, basé sur des musiques originales pour cette formation, ainsi que nombre de transcriptions d’opéra, d’airs célèbres, et de musiques populaires croates.

 

Frédéric BERNARD est lauréat des conservatoires de REIMS, ORSAY, et du Conservatoire de PARIS après avoir étudié la guitare avec Jean-Pierre CHAUVINNEAU, Pascal BOLBACH, Philippe JOUANNEAU, Pedro IBANEZ, et la musique de chambre avec Pierre PENASSOU. Il est aussi diplômé en musicologie de l’UFR Reims et Paris IV, ainsi que du concours d’Ile de France.

Après une tournée au Brésil pour les Alliances Françaises, où il devient l’ami du célèbre musicologue Français Roger COTTE, il forme, en 1993, le duo FRANCO-BRESILIEN avec le guitariste pauliste Giacomo BARTOLONI, puis les duos IMPROMPTU et SEMPLICE avec Violoncelle et flûte, et vient de commencer un travail en duo avec le guitariste français Arnaud DUMOND.

Il crée le duo ROMANTIKA avec la soprano Josipa LONCAR, avec laquelle, il vient de faire un CD, autour de la musique classique et de la musique populaire croate.

Il se produit au Brésil (en solo, duo, orchestre), en Allemagne, Monaco, CEI, Croatie…et enregistre 7 CDs avec ces formations.

En 2007, il crée le festival GUITARES en PICARDIE, reconnu aujourd’hui comme un des grands rendez-vous de la guitare en France, et en Europe.

Son activité de professeur l’amène à créer l’Ensemble Départemental de Guitares de l’Aisne, et de produire les élèves au cours de concerts aux côtés des plus grands guitaristes de la planète, Roland DYENS, Roberto AUSSEL, Gérard ABITON, Valérie DUCHÂTEAU Gaëlle SOLAL…

Lorsqu'on écoute Frédéric BERNARD on s'aperçoit vite qu'il possède toutes les qualités des grands artistes de scène : un appétit sans cesse ouvert à la musique, à toutes les musiques, un besoin, un goût pour l'émotion et une générosité autant humaine qu'artistique. Interprète à la virtuosité naturelle et conquise, ce rare mélange de talents fait de lui un musicien complet et toujours en éveil.

 

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L’AN DERNIER ,  CETTE SOIREE A ETE UN GRAND COUP DE CŒUR.

SURPRISES, EMOTIONS, DECOUVERTES INOUBLIABLES.

 

Avec la participation de

 

Monsieur Claude GRIMAUD

Et de

 L’ASSOCIATION « REPERES »

 

NOUS RENOUVELONS CETTE MANIFESTATION CETTE ANNEE.

 

La soirée sera consacrée à notre plus proche satellite:

 

Madame La LUNE et vous serez surpris......

 

Une conférence de Monsieur GRIMAUD et le pique-nique précèderont

notre découverte.

 

L'association REPERES est un Réseau d'Echanges et de Partages d'Education et de Recherches pour l'Environnement et les Sciences, partenaires de l'Association Française de l'Astronomie.

L'astronomie amateur est une activité de loisirs qui consiste en l'observation d'objets du ciel diurne et nocturne situés au-delà du globe terrestre. Comme la plupart des activités de loisir, elle peut se pratiquer seul, en groupe non organisé ou en groupe organisé (club).

Elle peut se différencier de l'astronomie professionnelle par deux principaux aspects :

  1. Contrairement à l'astronome professionnel dont l'objectif premier est de produire un résultat scientifique, plus précisément d'approfondir nos connaissances en astrophysique, l'astronome amateur, quant à lui, considère rarement l'observation astronomique comme un moyen mais plutôt comme une fin.

  2. Financée par la recherche scientifique, l'astronomie professionnelle bénéficie de moyens d'observation sans commune mesure avec ceux dont peut disposer l'astronome amateur. En raison, d'une part, du coût des instruments et, d'autre part, d'avancées technologiques parfois indisponibles pour le grand public.

Toute personne qui pratique l'astronomie amateur est appelée assez naturellement astronome amateur, parfois abrégé en astram. Le terme d'amateur n'est pas ressenti comme péjoratif dans ce contexte.


ASSOCIATION REPERES

9, rue du Pont

60120 - VANDEUIL-CAPLY

Responsable: Claude GRIMAUD

 

 

 

 

JOURNEES DES JARDINS
2 et 3 JUIN 2011
OISE VERTE ET BLEUE

 

VISITES LIBRES

DE 10h à 19h

 

 

 

VISITES GUIDEES

LES 4 ET 5 JUIN

à 15h ET 17h

 

ANIMATION MUSICALE

-

EXPOSITION DE SCULPTURES

d'Alexandre DE FONTAINE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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De nos jours, les feux de la saint Jean illuminent la nuit du 23 au 24 juin comme pour prolonger le jour le plus long de l'année.

Ces feux dont l'origine se perd dans la nuit des temps étaient de nature païenne.

 

Depuis quelques années, la fête de la musique est fêtée le 21 juin, jour du solstice d'été.

Le feu de la saint Jean (Saint Jean Baptiste, l'annonciateur), plus que millénaire est fêté, avec ses feux allumés au soir du 23 juin, au solstice d'été, date à laquelle le soleil atteint son apogée.

L'une est fêtée le 21 juin, l'autre le 24. En d'autres termes, l'une est fêtée au nouveau solstice, l'autre à l'ancien à la suite des réformes successives de l'établissement du calendrier

 

 

PIQUE-NIQUE

DANSES AUTOUR DU FEU

SOIREE ANIMEE PAR

le "DIATO BAND"

♥♥♥♥

 

 

Robert DEFRANCE a étudié toutes les versions du mystère du « Suaire de Turin ».

Il nous fera partager ses connaissances et sa nombreuse documentation.

 

 

Ellipse: VENDREDI 27 JUILLET 2012
"LE SUAIRE DE TURIN"

 

Le suaire de Turin ou linceul de Turin, est un drap en lin ancien qui montre l'image d'un homme présentant les traces de blessures correspondant à un crucifiement, figurant certains détails de la Crucifixion de Jésus de Nazareth décrite dans les évangiles canoniques. Objet de piété populaire, considéré par l'Église catholique comme une icône et vénéré par certains croyants comme une relique, il est conservé dans la chapelle royale de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Turin.

La première mention documentée et non-contestée de l'objet a lieu à Lirey en Champagne, en 1357. Il y est mentionné l'interdiction de ses ostentations par l'évêque de Troyes qui le considère comme étant un faux. La controverse est close seulement en 1390 par la publication d'une bulle de l'antipape Clément VII qui autorise l'ostentation et qualifie de manière ambiguë l'image de "figure ou représentation".

À partir du début du XXe siècle, après plusieurs siècles de déplacements et de vénération, sa datation et son authenticité deviennent l'objet d'âpres débats : le suaire de Turin devient ainsi l'« artefact le plus étudié de l'histoire ».

L'Église catholique, propriétaire du linceul, ne s'est jamais prononcée officiellement sur l'authenticité du drap. Elle considère que le suaire n'ajoute rien à la foi chrétienne - qui ne relève pas du domaine de la preuve - et que le suaire ne constitue en aucune façon une preuve de la Résurrection qui est le fondement de cette foi. En 1998, Jean-Paul II a qualifié le linceul de « provocation à l'intelligence » et a invité les scientifiques à poursuivre leurs recherches.

 

 

 

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DE PROCHAINES MANIFESTATIONS

 

                   SONT PROGRAMMEES                                                                            

                                                                                                                                        

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"Les saisons de Saint-Arnoult"

"LA CHARTE DES ABBAYES ET SITES CISTERCIENS"

PLAN D'ACCES

 

CONTACTS:     TEL/FAX:03 44 89 24 95

                                                                               e-mail: apradignac@9online.fr

 

 

Au gré du temps, ce lieu sera connu sous différentes appellations, mais compte tenu de sa dénomination primitive et de sa vocation au temps des religieux, nous l'appelons "L'Abbaye de Saint-Arnoult", formule qui apparaît le mieux approprié à son passé.

On la trouve aujourd'hui enclose de ses murs parfois restaurés, et une vieille porterie en permet l'accès. La longueur approximative de la façade est de 55,50m et la largeur pratiquement constante de 8,25m, hormis deux débordements situés vers chacune des extrémités, l'un sur la façade, le second qui n'est autre que le sanctuaire de la chapelle.

 

Année 1960, la France prend conscience de la nécessité de préserver son patrimoine.

Pierre de LAGARDE, orchestre le mouvement avec ses "Chefs-d'oeuvre en péril".

Dans ARCHEOLOGIA d'Août 1968, il consacre deux pages à des monuments de l'Oise menacés.

"L'Abbaye de Warluis", en fait la ferme ruinée de Saint-Arnoult est du nombre.

L'appel est lu dans tout l'hexagone. Robert DEFRANCE, kinésithérapeute parisien, amoureux depuis toujours du moyen age et de son beauvaisis natal, vient sur place, le coup de foudre est immédiat.

En dépit de nombreuses embûches, il parvient à acquérir la propriété. L'énormité de la tâche va engloutir son temps et son argent durant plus de 35 années.

Au détour de la route de Merlemont, le caillouteux chemin du Vivier laisse découvrir la discrète abbaye de Saint-Arnoult. L'abbaye de pierres et de briques a bien failli disparaître à jamais.

Une tradition populaire a imposé le nom "Abbaye de Saint-Arnoult" ou "Abbaye de Warluis" mais l'appellation est usurpée. Il s'agit, en fait, d'une grange cistercienne liée à l'abbaye de Froidmont. Mais, petite particularité, elle est flanquée d'une chapelle romane du XIIème s, bien que la règle commune veuille que les granges ne cohabitent pas avec les lieux de culte.

Une dizaine de frères convers vivaient ici. Ces laïcs cisterciens travaillaient aux champs et déchargeaient les clercs des taches ouvrières. L'exploitation agricole de Parfondeval était entourée de pâturage. On y pratiquait l'élevage mais on cultivait aussi la vigne. Le raisin était emmagasiné dans les caves grâce à un déversoir creusé dans le mur extérieur. Les moines jouissaient même, à partir de 1201, d'un droit de pressoir à perpétuité.

A quelques mètres de là, sur un coteau, Robert DEFRANCE fait à nouveau, avec succès, pousser la vigne.

 

 

LE BATIMENT MEDIEVAL

 

Qui se souvient de la grange de Parfondeval dans les années 70 !!!!

Les documents témoignent de la situation d'abandon dans lequel se trouvait alors, ainsi que la vraisemblable ruine qui l'attendait sous peu.

On y aperçoit une charpente "apparemment" solide, la couverture éventrée et le lierre pénétrant de toutes parts.

Les aménagements internes sont ruinés et la réhabilitation d'un tel immeuble conduisait à faire des choix.

Ainsi, tel qu'il est présenté aujourd'hui, cet édifice jusqu' alors méconnu conserve ses grandes caractéristiques d'origine avec toutes les traces d'un savoir-faire médiéval parfaitement adapté aux particularités locales.

Celui-ci ne se retrouve guère que dans quelques églises voisines, ou peut-être dans quelques pans de murs, bien moins ouvragés, comme ceux de la grange de la ferme de la basse cour le l'abbaye de Froidmont.

Comment ne pas insister sur le fait que ce bâtiment médiéval, vestige d'une grange telle que la concevaient, en leur temps, les cisterciens, représente à ce titre un ultime témoignage architectural en notre possession.

 

 

PROFUNDA VALLIS

A partir du milieu du XIIè s, Profunda Vallis fut une grange de l'abbaye de Froidmont, fondée en 1134, 10 km plus à l'est. Dans son soucis d'une fidélité à Saint Benoît et d'une réhabilitation au travail manuel, l'ordre de Cîteaux se dota d'un système spécifique de mise en valeur  agricole. Par dons suscités; puis par achats réfléchis, chaque monastère masculin posséda rapidement une dizaine de domaines ou granges, exploités par des frères convers, paysans illettrés ayant choisi la vie religieuse sans pour autant être moines.

La grange de Parfondeval est mentionnée comme telle en 1164 par Alexandre III; il semble qu'elle soit devenue possession de l'abbaye vers 1155 à la suite d'une série de donations par les seigneurs de Merlemont et Bracheux.

Les besoins élémentaires de communautés à fort effectif, soucieuse au début de vivre en stricte autarcie, conduisirent à une certaine spécialisation des granges en fonction de leurs aptitudes naturelles.

D'une grande efficacité, le système devint bientôt une puissante machinerie à buts commerciaux.

 <  La façade principale du bâtiment médiéval dans son état actuelle <  Fenêtres d'origine du pignon nord dans son aspect intérieur

La grande

salle du bâtiment médiéval et sa gigantesque cheminée.

Elle est édifiée sur un plan rectangulaire de 18,85m sur 6,62m, atteint une hauteur de 6m sous corniche et culmine à 12m au niveau des pignons. Comme à l'origine, elle comprend deux niveaux.

Fenêtres géminées telles qu'elles apparaissent aujourd'hui à l'étage du bâtiment médiéval.

← La mezzanine à l'étage du bâtiment médiéval

(état actuel)

← Vue d'ensemble des trois baies principales à l'étage de la grande salle.

Un des modèles de fenêtres a un aspect décoratif. Il s'agit de baies geminées séparées par un solide meneau prismatique. Chacune est surmontée d'une arcature trilobée d'inspiration gothique. Un occulus couronne le dispositif dans l'axe du meneau.

← Une des fenêtres vue de l'extérieur.

Le Jardin Médiéval

 

ASPECT SYMBOLIQUE DU JARDIN DE SAINT-ARNOULT

 

"Le jardin de Saint-Arnoult a été un essai difficile mais parfaitement réussi, notamment sur le plan de la symbolique. Robert DEFRANCE nous a dit qu'il avait été marqué par les nombres 3 et 9. Vous pouvez remarquer qu'il y a 9 carrés disposés 3,3 et 3, formant un carré parfait; mais celui du centre n'est pas planté; il n'y en a que 8 qui le soient.

Le 9ème a la particularité d'avoir 3 marches et au-dessus une fontaine. C'est le rappel des 4 fleuves du Paradis terrestre. Le jardin médiéval est la représentation sur la Terre du paradis qui est ici très bien réalisé en fonction même de la symbolique des nombres. Nous sommes dans un monastère chrétien où la Trinité a une importance essentielle.

Dans l'échelle des nombres, on peut dire que les 3 premiers représentent les principes divins eux-mêmes. A partir du 4, donc du carré, nous arrivons dans la manifestation de la vie: c'est la matière, la matière vierge, la Terre-Mère. Le carré est donc important et chacune des 9 parcelles du jardin de Saint-Arnoult a une forme carrée.

C'est la Terre-Mère qui sera fécondée."

 

Jacques D'ARES - Historien des traditions.

"L'existence des jardins, oeuvres des hommes, pose bien des problèmes, qui ne relèvent pas seulement de la botanique et de l'esthétique, mais de la religion et de la métaphysique, puisque, dans son essence, le jardin met en questions les rapports de l'homme et de la Création. Oeuvre d'Art, en effet, le jardin utilise les matériaux que lui fournit la Nature. En cela, il ne diffère pas des autres arts, comme la musique ou la sculpture. Sa matière, qu'il élabore, sur laquelle il travaille, est constituée non seulement par le monde des végétaux, mais aussi le milieu où ils naissent et prospèrent: ici un sol meuble et riche, là des infractuosités d'un rocher, ailleurs une étendue de sable sec. Il y a aussi la présence nécessaire de l'eau, calme ou jaillissante, dormante ou coulant en ruisseau, et aussi tous les degrés de la lumière et de l'ombre. On y retrouve donc toute l'ampleur et la variété de ce que nous appelons la Nature, ce "donné" dont notre condition veut que nous nous accommodions pour vivre.

Si, donc, les hommes ont voulu depuis des temps immémoriaux, se donner des jardins, c'est que, dés l'origine, ils étaient enclin à ne pas accepter cette Nature qui leur était offerte ou imposée. Même lorsque l'art des jardins se réclame du "naturel", et refuse (en théorie) les "artifices" dans bien de ses aspects. Il faut s'y résigner, la création n'est pas spontanément "belle" (selon nos critères) ni totalement satisfaisante pour notre sensibilité."

Pierre GRIMAL

Professeur Emérite de la Sorbonne

Membre de l'Institut